Le Parlement a définitivement adopté la loi de finances pour l’exercice 249. Ce premier budget présenté par le nouveau Premier Ministre, Zian Amrani-Rocà, et le Ministre du Trésor, Artur Vendrell, fige la dépense publique à 40,6 % du PIB. Il maintient le cap de l’investissement, tout en poursuivant le désendettement historique du pays.
L’exercice budgétaire de l’an 248 s’inscrit dans la stricte continuité de la doctrine de « l’État-Souverain ». Avec une dépense publique totale s’établissant à 1 760,2 milliards de R̀, le modèle aokale conserve un taux de prélèvement obligatoire particulièrement contenu. Cet équilibre macroéconomique s’appuie sur une répartition claire des pouvoirs : si l’État central gère le régalien et le filet de sécurité, les territoires disposent d’une enveloppe de 745 milliards de R̀ (535 milliards pour les États Fédérés et 210 milliards pour les Communes) pour les missions qui sont les leurs.
L’État Fédéral : rééquilibrage vers l’international
Le budget de l’État Fédéral s’élève à 1 015,2 milliards de R̀, divisé entre le fonctionnement général et les comptes spéciaux d’infrastructures.
Après une décennie marquée par d’intenses efforts militaires, le pôle régalien entame une légère mue. Le budget des Armées est ajusté à la baisse (110 milliards de R̀), actant la fin des phases les plus lourdes du plan de modernisation des armées. Les marges de manœuvre ainsi dégagées ont été immédiatement réaffectées au Département du Commerce (27 Mrds) et aux Affaires Étrangères (11 Mrds). Une décision justifiée par l’exécutif comme une nécessité pour accompagner l’ouverture diplomatique et la nouvelle stratégie d’exportation d’Aokaliyà.
Le Modèle Social : un filet de sécurité, pas un assistanat
Le « Bouclier Social » fédéral (522 milliards de R̀) a été sanctuarisé par le Parlement. Le Ministre du Trésor a rappelé à la tribune la philosophie aokalienne : laisser au citoyen le maximum de son revenu pour qu’il puisse financer lui-même sa protection, tout en garantissant un socle de survie universel.
- Santé (260 Mrds) : L’État maintient sa prise en charge à 66 % des dépenses médicales. Le reste à charge incombe aux patients ou à leurs mutuelles complémentaires.
- Retraites (138 Mrds) : Le système hybride est reconduit. Les cotisations obligatoires prélevées sur les salaires financent exclusivement une pension minimale garantie de 1 000 R̀ par mois (pour un départ à 65 ans à taux plein). Pour le reste, les travailleurs s’appuient sur la capitalisation, en confiant leur épargne au Fonds de Placement Aokal (public) ou à des acteurs privés.
- Chômage : L’indemnisation favorise le retour rapide à l’emploi avec une forte dégressivité : 100 % du salaire pendant 8 mois, 80 % les 4 mois suivants, et 60 % pour les 2 derniers mois.
- Aides Sociales : Réservées strictement aux citoyens en situation d’incapacité réelle (handicap, maladie invalidante, accident de la vie), les allocations de solidarité sont plafonnées à 66 % du SMIC.
Zéro déficit et gestion de la dette historique
L’an 248 marque également la 33ème année consécutive d’application de la règle constitutionnelle du « zéro déficit », instaurée en 215. L’État ne s’endette plus pour financer son fonctionnement.
La dette publique du pays représente aujourd’hui 24,8 % du PIB (soit environ 1 075 milliards de R̀). Il s’agit d’un héritage direct des politiques d’investissements massifs du passé, notamment le plan « Grand Œuvre » (constructions de barrages et complexes miniers entre les années 170 et 190) et la « Loi Atome » (déploiement du parc nucléaire entre 190 et 210). Le budget consacre cette année 49,7 milliards de R̀ au service de cette dette, dont 25 milliards de remboursement du capital et 24,7 milliards de charge d’intérêts.
Pour poursuivre les grands chantiers sans briser la règle du non-déficit, le Parlement s’appuie sur le mécanisme éprouvé des taxes affectées, qui abondent les comptes spéciaux d’infrastructures :
- Taxe Llevatrèn (33,2 Mrds R̀) : Financement de la onzième année du programme décennal des lignes à grande vitesse Maglev (coût total : 498 Mrds sur 15 ans).
- Taxe Energia (15 Mrds R̀) : Poursuite du plan pluriannuel de modernisation des réseaux électriques.

