Le Parlement est l’institution suprême de la fédération d’Aokaliya. Composé de deux chambres complémentaires, il incarne la double nature de la nation : la souveraineté du peuple et l’union des territoires. C’est au sein de ce Parlement bicaméral que s’équilibre le pouvoir fédéral et que se forgent les lois qui unissent l’ensemble de la nation tout en respectant ses diversités.

Sénat Fédéral

Chambre basse du Parlement, le Sénat Fédéral est le cœur démocratique d’Aokaliya. Élus pour porter la voix des citoyens à l’échelle nationale, les sénateurs sont les garants de la volonté populaire. C’est dans cet hémicycle que sont débattues, initiées et votées les grandes lois fédérales qui régissent la vie quotidienne de chaque habitant de la fédération.

  • Composition : 150 sièges
  • Mandat : 6 ans
  • Election : scrutin uninominal à 1 tour par circonscription

Fonctionnement et Compétences :

  • L’initiative législative : C’est ici que la grande majorité des lois (budget, défense, affaires étrangères, justice, …) sont proposées, débattues et votées.
  • Contrôle du gouvernement : le Sénat contrôle le travail du Premier Ministre et de son gouvernement et a le pouvoir de renverser ce dernier via une « motion de censure constructive », nécessitant de proposer un remplaçant immédiat. Il est également le seul maître du vote du budget fédéral.

Conseil Fédéral

Chambre haute du Parlement, le Conseil Fédéral est l’indispensable garant de notre équilibre fédéral. Il porte la voix singulière de chaque État et territoire au sein du Parlement. Son rôle est crucial : il légifère sur les questions propres aux entités fédérées et s’assure que toute loi fédérale touchant à leurs compétences respecte scrupuleusement leur autonomie.

  • Composition : 90 sièges
    • 10 élus par Etat (60 sièges)
    • 2 pour chacune des 15 cités fondatrices (30 sièges)
  • Mandat : 6 ans
  • Election :
    • Etats : élection au sein du Conseil d’Etat
    • Cités : élection au sein du Conseil Municipal

Fonctionnement et Compétences :

  • Les « Lois de Consentement » (Veto absolu) : pour toute loi modifiant la Constitution, impactant les finances des États ou touchant aux compétences exclusives des Etats (comme l’éducation, la police locale, les transports, l’aménagement, …), l’approbation du Conseil est obligatoire. S’il vote non, la loi est bloquée définitivement. Le Senat ne peut pas passer en force.
  • Les « Lois d’Objection » (Veto suspensif) : Sur les autres lois (les compétences purement fédérales), le Conseil a le droit de donner son avis et de s’y opposer. Cependant, si le Conseil rejette une telle loi, le Senat peut « casser » ce veto en revotant la loi à la majorité absolue, réaffirmant ainsi la primauté de la voix populaire.

Les partis politiques au Sénat Fédéral

Au sein du Sénat Fédéral d’Aokaliyà, le parti qui remporte la majorité absolue (au moins 76 sièges sur 150) forme le Gouvernement pour appliquer son programme sous l’égide du Premier Ministre. Face à lui, le parti arrivé en deuxième position devient l’Opposition Officielle, dont le rôle crucial est de contrôler rigoureusement l’action gouvernementale tout en se présentant comme une alternative crédible. Les formations politiques plus modestes, siégeant sur les bancs transversaux, peuvent agir comme des « faiseurs de rois » en négociant leur soutien vote par vote si aucun grand parti n’obtient de majorité claire. Enfin, l’ensemble de ces élus détient le pouvoir de renverser l’exécutif en place à tout moment via une motion de censure constructive, garantissant ainsi que le Gouvernement conserve toujours la confiance de la chambre.

Philosophie (Le Travaillisme) : Esquerra est l’héritier des grandes luttes ouvrières. C’est un parti profondément socialiste. Il estime que l’État fédéral doit être le bouclier des travailleurs face aux excès du capitalisme.

Économie : Fortement interventionniste. Esquerra prône une imposition progressive (taxer les riches et les grandes entreprises) pour financer des services publics massifs (santé, éducation, transports).

Société : Progressiste sur le plan des droits civiques, mais son combat principal reste la « lutte des classes ». Pour eux, la vraie liberté passe par l’égalité matérielle.

Leur vision de la Nation : Décentralisatrice la plupart du temps, Esquerra se méfiant d’un pouvoir central trop autoritaire, elle reste cependant favorable à une reprise en main totale par le gouvernement fédéral des compétences liées à la solidarité, à la santé et au travail. Les dépenses militaires sont également dans leur collimateur : des économies sont proposées pour soutenir les dépenses sociales.

Philosophie (La Monarchie) : Junts prône une aristocratie moderne. Fini l’instabilité électorale : diriger n’est pas un concours de popularité. Ils croient en une noblesse d’État, formée dès l’enfance pour gouverner avec une vision à long terme et servir le peuple.

Économie De centre-gauche, Junts défend un paternalisme d’État. Le marché est toléré mais strictement régulé par la noblesse locale, qui a l’obligation légale et morale de garantir l’emploi, le logement et la santé de tous ses administrés.

Société Ancré à la droite radicale, le parti exige ordre et hiérarchie. Il rejette le progressisme au profit des valeurs traditionnelles aokales. Les devoirs priment sur les droits, avec une tolérance zéro face à l’insécurité et au crime.

Leur vision pour la Nation Une monarchie constitutionnelle forte. Les Parlements subsistent pour débattre, mais le pouvoir exécutif et l’administration locale sont transférés à un Souverain et à une noblesse héréditaire pour garantir la stabilité de l’État.

Philosophie (Le Libéralisme Progressiste) : C’est le parti de la souveraineté et de l’indépendance stratégique. Nova Energia croit fermement à la méritocratie. Ils pensent que la fédération doit être forte, moderne et rayonner à l’international, sans dépendre de personne.

Économie : Libérale. Ils veulent baisser les impôts, limiter les régulations du marché du travail pour encourager la création d’entreprises et investir massivement dans les nouvelles technologies, tout en protégeant les plus faibles.

Société : C’est là qu’ils se distinguent de la droite classique : ils sont progressistes. Ils soutiennent fermement les droits des minorités, l’égalité femmes-hommes, le droit à l’avortement, et sont souvent très laïcs. Pour eux, l’État ne doit pas se mêler de la vie privée des gens.

Leur vision de la Nation : Un État fédéral puissant sur la scène internationale, doté d’une industrie forte et d’une armée moderne, capable de rivaliser avec les autres nations.